Cours de québécois

Bonjour tout le monde,

J’ai créé un cours de québécois et je viens d’ajouter une première leçon. Elle est tiré du livre Le québécois en 10 leçons (Le québécois en 10 leçons).

Ce cours a ceci de particulier qu’il couvre les points de grammaire et le vocabulaire de base nécessaires pour comprendre les Québécois lorsqu’ils parlent naturellement entre eux. Le tout est traité avec rigueur linguistique, mais toujours avec humour.

Parfait pour les curieux ou pour tous ceux qui veulent communiquer avec les Québécois ou comprendre la musique, les films et la télévision du Québec.

Merci de partager cette leçon! Ça m’intéresse beaucoup.

Merci Shigeharu! J’espère que ça te sera utile.

J’ai maintenant ajouté une leçon où je lis le vocabulaire et les exemples.

Comment traitez-vous les mots qui ne sont pas dans le dictionnaire? J’ai choisi d’écrire les mots comme ils se prononcent, alors il y a souvent des groupes de mots comme “qu’j’ai” ou encore "nous-aut’ ".

Je ne crois pas que les lingquers traditionnels aimeront le fait qu’il y aient des mots qui n’existent pas (comme “qu’j’ai”, par exemple). Cela ne me choque pas personellement, mais il faut se rappeler qu’ils ne se trouvent pas dans le dictionnaire et beaucoup de monde ne veulent pas qu’ils soient comptés dans les statistiques. Un autre moyen pour arranger une leçon comme celle-ci serait d’avoir le texte de la leçon avec l’ortographe normale, et la version québecoise du texte dans les notes de la leçon.

En tout cas, je te félicite Alexandre, la qualité de la leçon est d’un très haut niveau. Je l’ai “étudiée” hier soir, et je l’ai bien aimée :slight_smile: Bonne continuation.

Merci Peter!

Steve a aussi suggéré que je change l’orthographe, mais on aurait le même problème avec les mots qui sont typiquement québécois, comme dépanneur ou blonde qui ont un sens complètement différent, ou encore des mots qui n’existent pas en français, comme chum.

La vraie solution serait d’avoir une langue différente… ou une sous-catégorie de langue. Après tout, le cours est conçu spécifiquement pour enseigner la différence entre le français et le québécois. Ce n’est sûrement pas une idée qui plaîra à Steve, mais dans le cas d’un cours qui porte précisément sur un dialecte (que ce soit celui-ci ou un autre), je ne vois pas vraiment de meilleure solution.

Je ne sauvegarde pas les mots qui n’existent pas dans des dictionnaires, surtout ceux qui contiennent des apostrophes comme “a’ec”, “bienv’nue”. Je clique toujours sur “ignorer” afin de ne pas les sauvegarder. Pourtant, j’aimerais ajouter dans ma liste des mots typiquement québéçois comme dépanneur, chum. Je crois qu’ils sont trouvables dans certains dictionnaires en ligne.

Nous avons eu plus ou moins la même discussion au sujet du finnois, c.-à-d. le fait que la langue parlée ne correspond pas à la langue écrite. Il y a certains qui pensent qu’il faut toujours être fidèle à la prononciation dans l’audio lorsque on écrit la transcription (en particulier quand il s’agit d’une langue phonétique). Mais selon d’autres, il faut que la transcription corresponde à la forme correcte de la langue, au niveau de l’orthographe.

Je ne crois pas qu’on devrait traiter le québécois comme langue distincte du “français”. Dans ce cas, on pourrait faire la même chose avec “l’australien”. J’aime bien l’idée d’avoir des mots “typiquement québécois” ou “typiquement australien” dans une leçon, et je crois que nous devrions éviter de changer les mots régionaux pour les mots standards. Peut-être dans le cas où il y a des mots inconnus (selon le dictionnaire), on pourrait mettre des petites explications dans les notes. En ce qui concerne les sous-catégories de langue, nous en avons déjà une pour le québécois, c.-à-d. “l’accent”.

Une question, Alexandre. Que se passe-t-il quand il y a des transcriptions à la télé au Québec (pour les sourds, par exemples)? Sont-elles plus fidèles à la prononciation ou à l’orthographe correcte? Un point soulevé pendant la discussion au sujet du finnois était le fait que, la plupart du temps, la langue parlée ne s’écrit pas, même dans les romans.

Normalement, au Québec, la langue écrite est plus ou moins du français standard. Normalement, on ne se poserait pas la question. Mais dans ce cas-ci, mon cours enseigne précisément la langue parlée. Si j’écris f’nêt’ au lieu de fenêtre, c’est parce qu’on ne dit jamais le e de ‘fe-’ et parce qu’on laisse tomber le r. Si j’écris c’t’un au lieu de ‘c’est un’, c’est parce ‘c’est’ devient c’t’ devant une voyelle. Ça fait partie de ce qui caractérise le français parlé au Québec. Si j’écris ‘c’est une fenêtre’, mais que l’enregistrement dit ‘c’t’une f’nêt’, je ne pense pas que l’étudiant va comprendre ce qui vient de se passer précisément. D’ailleurs, je pense que c’est en partie une résistance face à cette orthographe non conventielle qui fait qu’il n’y a pas de cours de québécois, alors pour être honnête, j’y tiens.

Tu as peut-être raison, Alexandre. Il se peut qu’il s’agisse d’un moyen excellent de l’enseigner, et que c’est à cause de cette résistance que les cours de québécois n’ont pas encore été créés.

À la limite, je voulais juste offrir un autre point de vue sur ce sujet (et pratiquer mon français :)).

Je ne sais pas si nous le ferions comme ça avec un cours d’australien… peut-être.
(au lieu d’écrire “what’s going on”, on pourrait écrire " ‘s’goin’ on" etc… ça pourrait marcher)

En tout cas, j’ai hâte d’étudier les leçons à suivre :slight_smile:

Alexandre, ton livre veut enseigner le Québécois, c’est a dire la langue parlée et informelle. Dans ce sens je comprends que tu utilises une écriture plus phonétique dans ton livre. Cependant pour intégrer les leçons avec notre système, et pour des apprenants de français, dont le Québécois n’est qu’une variante, et même pas une dialecte, il me semble préférable d’utiliser l’écriture normale dans nos leçons. C’est après tout comme cela que les québécois s’écrivent entre eux. L’écriture phonétique serait comme du Romaji ou pinyin pour aider les apprenants a apercevoir comment la langue est prononcée.

Par ailleurs il est assez normale, dans beaucoup de langues, que la langue parlée diffère de la langue écrite. En France aussi, dans le langage courant, “c’est” devient “c’t”, devant une voyelle et le “e” a tendance a disparaître en générale. On dit “chuis pas” et " chais pas" mais on écrit “je ne suis pas” et “je ne sais pas”. Par contre en France et au Québec, dans des situations plus formelles, le langage est assez semblable.

Oui, c’est comme ça qu’ils écrivent, Steve, mais ces leçons ne sont pas de lectures de textes écrits: ce sont des textes oraux qui sont ensuite transcrits, donc je suis favorable à une transcription plus phonétique, comme celle que propose Alexandre, et que j’apprécie bien. D’ailleurs, cette série ne s’adresse pas aux débutants, mais aux avancés qui souhaitent apprendre quelques formes typiques du parler québécois. Merci, Alexandre, pour ces leçons!

Enfin c’est le créateur qui décide comment il va préparer ces propres textes mais comme étudiant je veux lire les mots a l’écriture normale parce que je veux savoir ce qui a été dit. Je peux écouter les sons mais si je ne peux pas comprendre quels mots sont utilises c’est ennuyeux et je n’utilises les leçons plus. Si c’est une site pour apprendre des langues…je crois ça devrait être en écriture normale pour les apprenants.

Dans le cas de mots comme “bienv’nue” ou “f’nêt’”, je dois admettre que ça ne nuirait pas tellement au cours si j’écrivais les mots dans leur forme standard, mais c’est beaucoup moins évident pour des formes plus typiquement québécoises : au lieu de “j’t’arrivé”, si j’écris “je suis arrivé”, c’est bizarre, non? L’étudiant se demande tout de suite d’où vient le t. Ou encore si je remplace “ch-tu” par “suis-je”, “m’as nn’avoir” par “je vais en avoir” ou “fais-toé-z’en pas” par “ne t’en fais pas”, ça ne donne absolument rien. C’est même encore plus mélangeant qu’autre chose. J’ai beaucoup réfléchi à ce problème et j’ai opté pour un système qui note avec exactitude la prononciation québécoise, d’autant plus que le cours porte précisément sur les parties de la langue qui diffèrent du français.

Évidemment, je comprends aussi le problème que ça pose pour le système Lingq. Steve a mentionné la possibilité d’écrire le texte à l’aide de formes plus standard, tout en gardant la graphie initiale intacte dans les notes de cours. Je suis prêt à y réfléchir, même si j’envisage tout de suite de nombreuses complications qui enlèveraient notamment toute l’authenticité du cours.

Mark, je crois que ces leçons s’adressent surtout aux étudiants avancés qui savent comprendre un mot sans besoin de lire sa forme écrite standard et je suis d’accord avec Alexandre: écrire un cours pareil avec l’orthographe standard en enlèverait toute l’authenticité.

En passant, la leçon provient de mon nouveau livre et il y a maintenant une page Facebook : Redirecting...

Plus de soixante personnes ont maintenant consulté la leçon – est-ce que d’autres personnes ont une opinion sur la question de l’orthographe et des lingqs?

Excuse my English; I just had a German conversation and my French isn’t accessible just now!

I like seeing the “nonstandard” spelling; it helps me to see what the speaker is saying. However, as far as I’m concerned the nonstandard version could be either in the lesson itself or in the notes or translation area.

It does feel good to be able to click on “know all words”, and I won’t be doing that if the nonstandard version is in the lesson area, but that’s not a big problem.

Related question: I was under the impression that the provider didn’t get points until we clicked on the “know all” button. Is that (still) true?

No, that has never been the case. The provider gets credit for sharing the lesson when someone takes it.

Oh, my mistake.